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Préservons nos belles montagnes
Aidez-nous à préserver nos belles montagnesSi la montagne nous offre un espace de loisirs, c’est avant tout un espace sauvage et fragile, vivant et habité. Pour profiter encore longtemps du privilège que nous offrent cet espace d’exception nous devons changer nos habitudes et adopter des bonnes pratiques. En tant que destination touristique, l’implication et la participation de nos visiteurs est essentielle à la sauvegarde de nos espaces. Nous comptons sur vous pour être acteur de sa protection, à nos côtés !
Les bonnes pratiques en montagne
La montagne abrite de nombreuses ressources naturelles et une biodiversité riche. Elle accueille également de nombreux usages, entre pastoralisme, loisirs et activité professionnelle. Pour assurer une cohabitation optimale et la protection des espaces, nous vous partageons nos bonnes pratiques à adopter lorsque vous arpenterez les sentiers de randonnée à Vaujany et ailleurs.
Je ramène tous mes déchets
A la montagne, le processus de dégradation prend beaucoup plus de temps et votre peau de banane mettra environ deux ans à disparaitre. Alors, après avoir apprécié votre pique-nique, pensez à bien ramener vos détritus avec vous, même ceux qui sont biodégradables ! Petite astuce, prenez une boite en plastique ou un petit sac pour redescendre mouchoirs, croûtes de fromage ou trognon de pommes à la maison ! Vous préserverez tout autant la beauté des paysages que l’équilibre naturel des écosystèmes.
Je reste sur les sentiers
Prendre un raccourci c’est tentant. Mais ces sentes improvisées qui coupent les lacets favorisent l’érosion, détruisent la végétation et perturbent la quiétude des animaux. En montagne, restez bien sur les sentiers balisés. Cela vous évitera aussi de vous blesser ou de vous perdre !
J’ADMIRE LES LACS D’ALTITUDE SANS M’Y BAIGNER
Les lacs d’altitude sont des milieux particulièrement sensibles. En y pénétrant nous modifions leur écosystème et déréglons leur fonctionnement naturel. Saviez-vous que la baignade entraîne un brassage des sédiments qui perturbe le processus de photosynthèse, les planctons, les invertébrés et les amphibiens. Par ailleurs, le piétinement des berges provoque compaction des sols, érosion et destruction de la flore et faune. Quant aux crèmes solaires et cosmétiques, ils sont une source de contamination chimique potentiellement toxique pour les organismes.
Je reste discret pour ne pas déranger la faune
Le relief montagneux a la particularité d’augmenter le phénomène d’écho et d’amplifier grandement chaque bruit. Cela effraie et perturbe la faune locale.
Alors en montagne, ajustez le niveau de votre voix et éteignez votre musique : l’expérience en montagne n’en sera que plus authentique et vous augmenterez vos chances d’observer des animaux. N’oubliez pas vos jumelles !
Je partage les sentiers avec les autres usagers
La montagne accueille de nombreuses activités différentes, de loisirs ou professionnelles. Randonneurs, bergers, VTTistes, chasseurs, agriculteurs, … les sentiers se partagent avec respect (priorités à celui qui monte, contournement des troupeaux) et peuvent aussi être le lieu d’échanges instructifs. L’usage ici est de se saluer quand on se croise !
J’admire les fleurs sans les cueillir
Parce qu’il y a plus de vent et qu’il fait plus froid en altitude, les plantes mettent davantage de temps à fleurir. Elles sont aussi une source d’alimentation essentielle pour les insectes et abeilles, qu’il est important de préserver. La plupart des espèces de montagne sont rares et la cueillette des végétaux est règlementée et totalement interdite pour certaines d’entre elles.
Alors, même s’il est tentant de faire un joli bouquet, veillez à ne pas cueillir (ou piétiner) les fleurs que vous trouvez aux abords des sentiers. Vous pouvez par contre les prendre en photo et les intégrer à votre prochain album de vacances !
Je bivouaque dans les règles de l’art
Passer une nuit au cœur des montagnes, c’est chouette ! Mais le faire dans le respect de l’environnement alentour, c’est encore mieux, alors avant de vous lancer, noter bien ce qui suite : La pratique du bivouac est règlementée et ne peut se pratiquer que dans les zones autorisées (bien s’informer auprès de l’Office de Tourisme). La tente se plante après 19h et doit être démontée avant 9h. Il va de soi que l’on apporte sa popote et son réchaud car les feux sont interdits. Et surtout, pour profiter pleinement du spectacle grandiose que nous offre la nature au coucher du soleil il faut savoir être discret.
Je m’informe sur la règlementation
A la montagne, de nombreux espaces sont protégés. Des règles spécifiques s’appliquent (chiens, bivouac, chasse, pêche, drônes, etc.). Veillez à en prendre connaissance auprès de votre office de tourisme avant de partir.. A proximité de Vaujany, on trouve le Parc National des Ecrins qui offre des paysages spectaculaires. Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre à la Maison de l’Oisans et du Parc National des Ecrins au Bourg d’Oisans.
Et face aux patous ?
En montagne les zones d’estive sont immenses et les patous assurent la protection des troupeaux de brebis en montagne contre les intrusions. Il n’est pas rare d’en croiser aux abords des sentiers de randonnée, sans que le berger soit à proximité.
Le Patou va vouloir s’assurer que vous ne représentez pas une menace pour son troupeau. Arrêtez-vous et ne faites pas de geste brusque avec vos bras et vos bâtons. Si vous êtes à vélo, descendez en et marchez à côté. Ne le regardez pas dans les yeux et parlez lui calmement en abaissant la fréquence de votre voix. Pour vous rassurez vous pouvez placer votre sac à dos devant vous. Dès qu’il sera rassuré, le Patou va retourner à ses activités. Gardez bien vos distances avec le troupeau et contournez-le largement… c’est un des seuls moments où vous êtes autorisés à quitter le sentier.
S’il n’est pas possible de le contourner et que le chien n’accepte pas votre présence, alors mieux vaut faire demi-tour et s’orienter sur un autre itinéraire. En amont, vous pouvez vérifier en ligne la localisation des troupeaux gardés, via la MapPatou de KezakoPasto.
La vue vous coupe assez le souffle comme ça !
Les mégots de cigarettes sont les déchets les plus ramassés lors des opérations de nettoyage des domaines skiables, et un seul d’entre eux peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau.
Pour préserver la qualité de l’air et la beauté de nos montagnes, les pistes, files d’attente et remontées mécaniques deviennent désormais des espaces sans tabac. Le décret n°2025-582 du 27 juin 2025 à étendu l’interdiction de fumer à de nouveaux espaces extérieurs, afin de renforcer la protection de la santé publique et de l’environnement. Sont désormais concernées les remontées mécaniques (tous types confondus, y compris les télésièges), les files d’attente des remontées mécaniques et les pistes de ski. Une mesure nationale, que Vaujany accueille comme un pas de plus vers une montagne plus propre, plus agréable et plus facile à partager.
Partir à l’aventure sans la voiture !
Pour nous rejoindre à Vaujany, pourquoi ne pas opter pour des moyens de transports moins émetteurs ?
C’est aujourd’hui le moyen le plus efficace pour réduire son empreinte carbone : un trajet de 500km en TGV, c’est 107Kg CO₂e évités par rapport à la voiture thermique.
Vous pouvez prendre le train jusqu’à Grenoble, sauter dans un bus de la ligne T75 qui vous mènera à Rochetaillée, où vous ferez correspondance pour prendre la ligne T71 ou T70 (à la demande, pensez bien à réserver la veille du départ avant 14h30). Pour plus de visibilité sur votre itinéraire : https://www.itinisere.fr/fr/itineraires/4/JourneyPlanner
Une fois à Vaujany, vous pourrez profiter des escalators et ascenseurs pour vous déplacer facilement dans le village. Des navettes gratuites circulent aussi entre les hameaux et permettent de passer un séjour 100% sans voiture. Tentons l’expérience ?
Et si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez identifier vos principaux postes d’émission carbone afin d’identifier lesquelles de vos pratiques vous pourriez ajuster. Pour ce faire, Vaujany vous propose de réaliser votre propre bilan carbone (en 10 minutes) grâce au simulateur développé par l’ADEME (https://nosgestesclimat.fr/) et de découvrir les gestes qui pourraient réduire l’impact de vos consommations (https://nosgestesclimat.fr/actions).
Sur les sentiers …
La Fédération française de randonnée (FFRandonnée) a développé une Charte du Randonneur, qui regroupe « les bonnes pratiques pour randonner de manière plus respectueuse et consciente ». En voici quelques-uns ?
En randonnée, vous pouvez jouer au roi du silence et faire le moins de bruit possible. Le relief montagneux a la particularité d’augmenter le phénomène d’écho et d’amplifier grandement chaque bruit, ce qui perturbe la faune locale. Ajustez le niveau de votre voix et déconnectez votre enceinte portable, l’expérience en montagne n’en sera que plus authentique. Pas certain que les chamois soient très sensibles à la voix de votre artiste préféré, aussi belle qu’elle fut !
S’il est tentant de faire un joli bouquet pour les grands-parents, veillez à ne pas cueillir (ou piétiner) les fleurs que vous trouvez aux abords des sentiers. La plupart des fleurs de montagne sont rares, et parce qu’il y a plus de vent et qu’il fait plus froid en altitude, elles mettent davantage de temps à fleurir. Elles sont aussi une source d’alimentation essentielle pour les insectes et abeilles, qu’il est important de préserver. Vous pouvez par contre les prendre en photo et les intégrer à votre prochain album de vacances !
Après avoir apprécié votre pique-nique, pensez à bien ramener vos détritus avec vous, même ceux qui se présentent comme « biodégradable ». A la montagne, le processus de dégradation prend beaucoup plus de temps et votre peau de banane pourra mettre deux ans à disparaitre. Ainsi, Vaujany vous recommande de prendre un tupperware pour jeter mouchoirs, croûtes de fromage ou trognon de pommes à la maison, à votre retour de randonnée.
Si vous venez randonner dans un Parc National (comme le parc des Ecrins, à quelques kilomètres de Vaujany), veillez à bien lire la réglementation spécifique, notamment sur les règles de bivouac. Quelques rappels pour une pratique responsable : laisser Médor à la maison, amener sa popote et son réchaud pour ne pas allumer de feu, planter sa tente dans les horaires et emplacements désignés, et bien rester sur les sentiers pour ne pas dégrader les sols davantage, etc.
Osez le vintage et la seconde main !
Si vous ne pratiquez le ski que quelques jours par an, il peut être intéressant d’emprunter ou de louer vos équipements. Vous le faites peut-être déjà pour vos spatules et bâtons, mais avez-vous déjà pensé à louer votre pantalon et votre doudoune ? Vous pouvez aussi acheter vos habits d’occasion, bien les entretenir et les réparer lorsqu’ils commencent à être usés. Des marques comme O’Rentees, Green Wolf ou Décathlon proposent de tels services.
LES ZONES PROTEGEES A PROXIMITE
©Parc National des Ecrins
